Campagne pour un référendum sur le service public postal :

Remise des votations à l’Elysée


Conférence de presse du Comité National le 1er mars 2010

Mesdames, Messieurs

Cher (e) ami (e) s, cher (e) s camarades, Le Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a décidé cette conférence de presse ce jour, date où la transformation de La Poste en société anonyme devient effective. Le Comité national regroupant 62 associations réaffirme son opposition ferme et résolue au changement de statut et à l’ouverture du capital de La Poste. Il réitère son exigence de la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal. La transformation en société anonyme constitue une étape dans la privatisation programmée de La Poste. Le chemin aboutissant à la privatisation est identique à celui suivi à France télécom, à Edf, … Gouvernement, parlementaires de l’UMP et du nouveau centre, direction de La Poste portent une lourde responsabilité quant à la situation vécue actuellement à La Poste avec les multiples réorganisations, restructurations incessantes, entraînant dégradation des conditions de travail et mal vivre chez les postiers, la dégradation du service rendu à la population et quant à l’avenir de La Poste et des postiers. Il en est de même pour le Président de la République de par la décision qu’il a prise le 19 décembre 2008 et par son refus d’organiser un débat public et la tenue d’un référendum sur le service public postal comme la constitution le lui permet et comme le réclament les citoyens de notre pays. Comme nous le redoutions, la loi postale ne répond à pas à l’intérêt général et risque de mettre en péril les équilibres indispensables au fonctionnement du service public postal, qui plus est au moment où La Poste traverse une période difficile comme le reste de l’économie française. Ainsi par exemple, la loi de privatisation ne garantit pas le financement intégral et pérenne des missions de service public, ni la péréquation tarifaire. Enfin, la présence postale est plus que jamais menacée par les « transformations » de bureaux de poste en points de contacts. Tout ceci au détriment des populations rurales comme urbaines. Les personnels quant à eux paient le prix fort en termes de conditions de travail et de suppressions d’emplois, avec les multiples restructurations, réorganisations en cours dont le but est d’accompagner la privatisation. Toutefois, le Comité National ne se résout pas à la fatalité, la bataille contre la privatisation de La Poste continue. Certes, une loi a été votée, autre chose est de l’appliquer. Le gouvernement et la direction de La Poste voudraient faire croire à l’opinion publique et aux postiers que tout sera définitivement « plié » avec le vote de la loi. La réalité est toute autre. Les multiples actions de grève des postiers et postières, les actions diverses et variées des élus et de la population, sans parler bien évidemment du succès retentissant de la votation citoyenne du 3 octobre dernier, ont renforcé, outre l’exigence d’une modernisation et d’une rénovation du service public postal, une exigence forte et inégalée de démocratie. Votation que nous allons remettre à la Présidence de la République à l’Elysée après cette intervention. A l’évidence, ce vaste mouvement en profondeur sur des enjeux pour toute la société créé depuis 20 mois maintenant, ne peut en aucun cas s’arrêter. Au contraire, il ne fait que renforcer le besoin de poursuite de l’action et le besoin de plus encore de démocratie. Il valide ainsi l’exigence de l’organisation d’un référendum, portée par des centaines de milliers de cartelettes pétitions transmises au Président de la République, et que le Comité continue d’exiger de toutes ses forces. Les différents votes unanimes des organisations syndicales de La Poste et de la Fonction publique contre la privatisation de la Poste, et dernièrement le 14 janvier lors d’un comité technique paritaire de La Poste sur les projets de décrets des statuts initiaux de La Poste où toutes les organisations syndicales ont voté contre, sont des points d’appui pour poursuivre sans relâche la mobilisation. C’est pourquoi le Comité national invite les comités locaux à débattre avec les postiers, les élus, les citoyens pour poursuivre la bataille contre la privatisation de La Poste, empêcher toutes remises en cause du service public postal (fermetures des bureaux, dégradation de la qualité du service rendu, péréquation tarifaire …), et d’être à l’offensive sur les propositions de développement, d’amélioration pour un service public postal moderne et rénové et d’exiger la tenue d’un référendum sur l’avenir du servie public postal.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 12 JANVIER 2010

En utilisant la procédure accélérée pour expédier la loi de privatisation postale, le gouvernement est resté dans la ligne de déni de la démocratie qu’il a constamment adoptée pour une question qui regarde la collectivité dans toutes ses dimensions. En revenant sur les étapes du projet de privatisation de La Poste, le Comité national réaffirme son opposition à la privatisation de La Poste et réitère son exigence de la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal.

Aujourd’hui et comme nous le redoutions, la loi postale ne répond pas à l’intérêt général et met en péril les équilibres indispensables au fonctionnement du service public postal, qui plus est au moment où La Poste traverse une période difficile comme le reste de l’économie française. Ainsi par exemple, la loi de privatisation ne garantit pas le financement intégral et pérenne des missions de service public, ni la péréquation tarifaire. Enfin, la présence postale est plus que jamais menacée par les « transformations » de bureaux de poste en points de contacts.

Tout ceci se fera au détriment des populations rurales comme urbaines. Les personnels continueront aussi à payer le prix fort en terme de conditions de travail et de suppressions d’emplois.

Enfin tous les arguments du gouvernement et des rapporteurs parlementaires sur le caractère « imprivatisable » de La Poste ne tiennent pas devant le flou qui règne sur l’entrée de la Caisse des Dépôts au capital de la société anonyme La Poste. La précipitation qui a régné sur les travaux de privatisation est telle que la capitalisation de La Poste est reportée au 1er Mars 2010, les travaux de valorisation de l’entreprise publique n’étant pas finis et son plan d’affaires pour les années à venir restant à préciser.

Le Comité national rappelle que pour la première fois un projet gouvernemental a rencontré une opposition populaire exceptionnelle lors de la votation citoyenne d’octobre 2009. Il reste légitimement mobilisé avec toutes ses composantes associatives, politiques et syndicales dans la lutte contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.


La loi postale de privatisation a été adoptée par les deux assemblées en procédure accélérée juste avant Noel, sans surprise cette loi n’apporte aucune garantie pour le service public et fragilise réellement La Poste face à une prochaine ouverture de la concurrence. La transformation effective de l’établissement public en société anonyme devrait intervenir le 1er mars 2010, d’après le projet de loi. Cependant de nombreuses questions restent en suspens, notamment sur l’usage des fonds apportés en capital et sur la valorisation du premier service public de proximité de France. La dynamique engendrée par comité national et les comités locaux doit nous permettre de suivre les événements de 2010 au plus près.


“J’écris au Président”

La campagne continue en 2010, le Président et son gouvernement n’ayant toujours pas promulgué les lois permettant à la population de s’exprimer par voie référendaire.

Présentation de la campagne et matériel ici.

Consultez l’agenda des actions à venir sur la rubrique de votre comité départemental.

Pour les personnes qui ne peuvent se déplacer ou n’ont pas d’initiatives prévues près de chez elles, il est possible d’envoyer une carte postale électronique.

Un premier comptage des cartes envoyées sera effectué avant le début de l’examen du projet de loi au Sénat le 2 novembre. Le PV de constat des cartes est disponible dans la rubrique document de campagne "J’écris au Président".

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Le Président ne nous entend pas, faisons plus de bruit.

Communiqué de presse du Comité national, 12 octobre 09

Après avoir arrêté le décompte à plus de 2,3 millions de votants, le comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal a écrit au président de la République pour lui présenter les résultats et lui demander de prendre la mesure d’une mobilisation historique, révélatrice de l’opposition que provoque le projet de changement de statut de La Poste.

Nous n’avons pas de réponse du président à ce jour, ce qui constitue une marque de mépris vis-à-vis d’un exercice de citoyenneté qui a su trouver sa légitimité et sa crédibilité. Le comité national a donc décidé de continuer à construire la mobilisation sur cette question essentielle du service public postal, en créant les conditions pour amplifier la dynamique créée par la votation du 3 octobre.

La mobilisation contre la privatisation de La Poste continue avec l’interpellation des sénateurs qui examineront le projet de loi dès le 20 octobre en commission et se prononceront sur le sujet du 2 au 6 novembre 2009.

Le comité national décide de lancer une campagne de carte pétition à adresser au Président de la République. Cette carte postale qui sera en ligne sur le site Internet exigera :
- le respect de la votation du 3 octobre,
- le retrait du projet de loi de l’ordre du jour du Sénat et de l’Assemblée Nationale,
- l’ouverture du débat public,
- la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal.

Le comité national appelle à faire du 31 octobre au 7 novembre une semaine de mobilisation contre la privatisation, pour le développement du service public postal et l’organisation d’un référendum. Le 31 octobre le comité national appelle à poursuivre les initiatives en cours et notamment à organiser des rassemblements devant les bureaux de Poste associant population, élus et postiers. Le 2 novembre le comité national décide d’un rassemblement devant le Sénat en présence notamment de représentants des comités locaux et d’élus. Si la loi est approuvée au sénat et que le gouvernement persistait, le collectif national prévoit d’organiser des manifestations décentralisées le même jour en novembre et met en débat dans les collectifs locaux la perspective d’une montée nationale à Paris en décembre, pour poursuivre la lutte contre le projet de privatisation de La Poste, porté par la légitimité des 2,3 millions de votants qui se sont exprimés sur le sujet et dont il convient de respecter la démarche.

Paris le 13 octobre 2009


POUR NOUS JOINDRE et/ou faire remonter des résultats : contact@appelpourlaposte.fr

Le Lien, votation La Poste 12 ville d’Est, Tour Atlas 75013 PARIS


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